Des chiffres plutôt que des impressions de parts et d'autres
L'affiliation religieuse passerait de 84 à 87.5%
Islam et Christianisme se croiseraient vers 2070

Page : 1 2 3 4Thème : Religions et statistiques
Logo début de texte, site librementdit.com 12 septembre 2017 – ... Suite de la page 1.

Différencier le présent de l'avenir Pour commencer, les projections statistiques mériteraient d'être lues également dans une logique de projection mentale et culturelle, autrement dit, sans calquer le présent tel qu'il est, sur l'avenir.

Or, dans 50 ans, les religions ne seront probablement pas vécues et interprétées comme elles le sont encore dans certaines régions aujourd'hui, surtout avec les progrès de l'instruction (particulièrement des femmes), l'ouverture du monde et des mentalités par tous les moyens de transports, média, réseaux sociaux... dont les avantages dépassent, à qui veut, peut ou sait en profiter, les inconvénients.



Car malgré les difficultés inévitables pour une période de transitions rapides, comme celle que nous vivons depuis la moitié du siècle dernier, on peut faire confiance aux nouvelles générations qui, n'ayant pas vécu les anciennes logiques de l'époque de la guerre froide, se tournent vers des préoccupations de plus en plus sociétales, planétaires, environnementales.

Ainsi, à la vitesse de propagation des connaissances et l'accroissement de cette conscience / mémoire collective qui relie de plus en plus les peuples de la terre, aspérités et contradictions ne pourront que s'harmoniser graduellement entre les hommes, non en uniformisation appauvrissante comme certaines dérives des débuts contemporains, mais plutôt vers un enrichissement mutuel, et précisément, grâce à nos différences.

Déjà entre juin 1938 et juin 1940, le Père Jésuite Pierre Teilhard de Chardin écrivait dans "Le Phénomène Humain", publié aux éditions du Seuil 15 ans plus tard, après sa mort en 1955 aux USA :

"Humanité encore bien morcelée, sans doute... Mais Humanité déjà dessinée et liée... Des uns aux autres, par le commerce des objets et la transmission des idées, la conductibilité augmente. Les traditions s'organisent. Une mémoire collective se développe. Si mince et granulaire que soit encore cette première membrane, la Noosphère a d'ores et déjà commencé à se refermer sur elle même, – encerclant la Terre" (Partie 3, La Pensée, p. 205).

C'était trois décennies avant le début du premier réseau internet (Arpanet, aux USA en 1969) et plus d'un demi siècle avant l'ouverture d'internet au public en 1994. Suite de l'article...

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